21 octobre 2009

Gartner Symposium 20 octobre 2009

mardi 20 octobre 2009, Orlando, température relativement fraîche, sujets chauds.

 

Top 10 strategic technologies for 2010

1) cloud computing

2) virtualisation (pour la haute disponibilité, à partir du moment où on peut migrer une machine en temps réel, qu'est –ce qui nous empêche d'avoir une relève en attente),

3) TI pour les vertes entreprises (IT for green est une évolution du Green IT),  

4) client computing (PC virtualisation, hosted desktop, RIA),

5) mobile applications, (on a qu'à penser au appStore de Apple, qui n'est que le début de la vague)

6) analytics (principalement operational analytics, exemple détection de fraude sur les cartes de crédit en temps réel, aussi vers des modèles prédictifs dans un CRM par exemple (du style vendre un produit a haut profit qui vide la tablette, vs un moins payant qui réduit l'inventaire) qui nous amène vers le context-aware computing),  

7) social computing (de plus en plus on va avoir besoin d'un "virtual dress code" pour les employés),

8) mémoire flash comme intermédiaire dans la hiérarchie de stockage entre la mémoire vive et les disques,

9) sécurité, en terme de monitoring des activités des utilisateurs.

Oui je sais, il m'en manque un!

 

Governing,. Measuring and managing AD organization

Selon Hottle et Landry, la gouvernance est basée sur les politiques, les règles et un troisième point qui m'échappe. Il y a 7 x plus de mashup dans le champ que ce que les TI pensent. Faire une analyse des stakeholders pour cerner le contexte (gartner à un template pour le faire). Gartner identifie 8 disciplines critiques aux organisations d'AD.

 

One on one Richard Bucannan sur le rôle de l'architecte applicatif.

J'ai eu une discussion sur le rôle de l'architecte applicatif en rapport à l'architecture d'entreprise et de solution. Nous avons échangé sur la façon de renforcir ce rôle dans l'organisation et sa relation avec la gouvernance.

 

Web and cloud AD convergence

Selon Gartner, en 2014, un tier des nouvelles applications web vont être sur le cloud. Actuellement, 56% du budget TI va en développement d'application maison, le reste va vers des progiciels. Le développement sert à la différentiation sur le marché (voir "bestbuy remix api", et aussi "segue guided tour" web site). Beaucoup des choses que nous avons appris dans le développement web s'applique dans le cloud computing, (composants et architecture de service, façades…). La majorité utilise Eclipse et supporte des bases de données relationnelles. (voir Heruku un fournisseur de cloud pour application ruby on rails). Pour ce familiariser avec le cloud Eric Knipp conseille de débuter par l'utilisation de SaaS dans l'entreprise (par exemple GoogleApps). Chez nous on pourrait envisager le APaaS pour réduire les coûts de maintenances de certaines applications non critiques.

 

Note :VMWare a acheter SpringSource car Spring est utiliser dans 50% de applications et ils ont cloud fondry autour de Spring.

 

Voir flightcaster.com

Google vs Microsoft, a battle for the clouds

Cette présentation revient chaque année depuis trois ans et aussi bien dire qu'elle sera encore présentée en 2015. Dans ce contexte c'est plutôt une mise à jour de la bataille que l'anticipation de l'asseau final. Le cloud computing  et le SaaS sont pour devenir des éléments clés du future, MicroSoft et Google vont vouloir s'arracher le marché. Qui gagnera quoi?  MS se bat pour une part des revenus d'annonces de recherche (search ads) de Google. Google pour ça part veut distraire MS de son objectif. C'est pourquoi Google dépense 1$ dans des projets qui n'ont pas rapport à la recherche, pour forcer MS à en dépenser 10$. 97,5%  des revenus de Google proviennent du "search advertising", et l'information que les recherches produit pourrait permettre une augmentation significative des revenus. GMail est de plus en plus utilisé par les moyennes entreprises (10 000 employés). Au final, ce qui ressort de la présentation c'est que les applictions web sont maintenant suffisamment bonne et parfois meilleures que leur pendant "desktop" et que le web (HTML) comme plateforme a de l'avenir.

 

Tim Austin indique que Google a déjà une offer de communication unifiée (UC) intéressante et qu'elle sera complète d'ici 12 mois.

 

Hier soir j'ai terminer la journée avec:

Technology trends for IT modernization

Modernisation dans le sens de mainframe et cobol. Donc le contenu de la présentation était assez peu pertinent par rapport à notre patrimoine nouveau qui est principalement en java. Vous l'aurez lu ici en premier, Java est le cobol des années 2030. Dale Vecchio a cependant bien situé le contexte de ces applications née avec l'informatique et qui marque la fin d'une époque et l'arrivée d'une nouvelle génération, les "digitals natives" alors que vont bientôt quitter les baby boomers. En particulier, ces jeunes qui entre sur le marché du travail ont des attentes différentes de leurs prédécesseurs et le monde dans lequel nous vivons est aussi très différents. Est-ce que notre entreprise saura, sait, être de son temps? Est-ce que les TI saurons réagir rapidement à ce nouveau contexte?

19 octobre 2009

Gartner Symposium 19 octobre 2009

Lundi 19 oct 2009

 

Après juste quelques heures, certains thèmes ressortent déjà, bien sûr le cloud computing, le "social media" et d'autres dont Gartner fait la promotion, dont le "pattern-base strategies". On sent aussi que l'on va sortir de la récession, pas immédiatement, mais il faut se préparer à la reprise.

 

Keynote d'ouverture

Keynote au format intéressant, où se sont succédés des analystes en duo ou en solo, et qui nous ont présenté les grandes préoccupations et tendances pour 2010 dans un format presque théatral qui était fort dynamique. Ce qui ressort c'est principalement le "cloud computing", le "SaaS, software as as service" et le "social computing". Ils ont aussi introduit la notion de "operational technologies" OT en rapport (ou en opposition) avec les TI. Il y a quelque chose pour nous la dedans, car les compteurs intelligents font partie de ces techno. Deux autres concepts sont apparus, le "pattern-based strategy" et le "context aware computing". Ce dernier point est un concept que j'utilise dans la conception d'interface personne système depuis quelques années. Une façon de voir est d'imaginer que l'application sache automagiquement ce que je désire voir, ce sur quoi je veux travailler en tout temps.

 

Ensuite je suis aller voir la conférence "Return-to-growth strategies", qui recadrait le rôle et l'approche d'architecture d'entreprise. Dans un monde hyper connecté, où le taux de changement s'accélère, le contrôle est illusoire. On avait de la difficulté à "contrôler" les systèmes individuellement, dans l'avenir ce sera encore plus difficile, car on aura des systèmes de systèmes. Le rôle de l'architecture d'entreprise est maintenant de soutenir le changement continu de l'organisation en se concentrant sur les interrelations entre système plutôt que sur les systèmes interconnectés.

 

Suzan Landry à introduit les sujets de la track "application" et a présenté par mal de matériel. Premièrement une définition de application comme étant une unité de gestion. Concept simple et flou à la fois, qui colle bien à notre réalité. Quel est la limite d'une application? La réponse : quel est la limite de ce que vous voulez gérer? Elle a aussi passer du temps à nous expliquer le modèle de maturité des organisations de développement (similaire à CMMI) qui fournit des éléments pour l'établissement ou le renforcement de certaines activités, par exemple il ressort que le TI sont bonne en gestion de portefeuille de projet, mais pas mal moins en gestion de portefeuille d'applications. Elle a aussi mentionné qu'il y a d'autres portefeuilles qui peuvent être gérer. Plus globalement Suzan à parler de gouvernance des applications, dont un des points touchait le "end-user computing" (les fameux Excel de ce monde). Pour finir elle a confirmer ce que nous voyons depuis un certain temps, "les architectes applicatifs sont en forte demande".

 

Après le lunch j'ai eu une discussion en tête à tête avec Ray Valdes au sujet des frameworks de développement Java, pour valider notre choix ("that's a resonable choice") et voir avec lui comment introduire ces nouvelles technologies. Rapidement la discussion à tourner au TDD (Test Driven Development), au outil de build et à l'intégration continue (CI), des pratiques que les équipes progressives utilisent aujourd'hui. On a aussi parler de la stratégie d'intégration des frameworks java et .NET. Ray nous indique que notre stratégie web REST est la bonne.

 

En fin d'après midi, je suis aller voir une conférence intéressante sur les leçons apprises de l'utilisation du cloud computing dans diverses organisations grandes et petites de par le monde. Beaucoup d'exemples positifs, mais aussi des mises en garde.

 

Dernière conférence de la journée, Technology trends for IT modernization, j'en parlerai demain. Ensuite cocktail et pour finir un souper au downtown Disney.

13 octobre 2009

IDE pour développement Grails

Si le développement d'une application Grails peut se faire avec la simple ligne de commande et un éditeur de texte comme TextEdit ou UltraEdit, les réalisateurs préfèrent utiliser un environnement qui leur facilite la vie et augmente leur productivité. Chez nous à Hydro-Québec ça veut dire, pour le monde Java, Eclipse ou IBM RAD, qui sont nos standards corporatifs.

 

Le support de Groovy et Grails dans Eclipse, et on peu présumer, dans RAD, est très rudimentaire et n'apporte pas de productivité au développeur. Selon nous, cette situation devrait éventuellement se corriger avec l'adoption grandissante de Grails dans l'industrie et avec l'intérêt de Guillaume Laforge[i]. C'est la raison pour laquelle, dans l'intérim, on a regarder NetBeans de NetBeans.org. Comme il est gratuit on s'est rapidement tourné vers lui pour nos développements Grails. L'intégration des commandes Grails est très intéressante, on obtient un bon grain de productivité par rapport à la ligne de commande et Eclipse.

 

Comme il s'agit d'un choix opérationnel, (pour le moment il n'est pas question d'adopter NetBeans pour le développement Java), NetBeans répondait bien à nos besoins Grails. Du moins, jusqu'à ce qu'on frappe un mur. En effet, il n'est pas possible de changer l'encoding des caractères des projets Grails, dans NetBeans par défaut les fichiers sont en UTF-8, pour se conformer à notre environnement de production, qui est en ISO 8859-1.

 

Comme on a actuellement des projets à livrer en Grails, il nous faut donc une autre solution. C'est ce qui nous a amener a considéré une autre alternative: IntelliJ de JetBrains.

 

Ce que l'on recherche d'un IDE Grails, ce sont les caractéristiques suivantes :

 

Caractéristique

Eclipse

NetBeans

IntelliJ

Lancer les commandes grails. Ex. create-app

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˜

˜

Créer une classe de domaine

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Créer les vues

™

ž

˜

Permet de spécifier encoding ISO-8859-1

 

ž

˜

Identification des erreurs de syntaxe, hilite syntaxe

™



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Code completion pour classes domaine et contoller

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ž

˜

Code completion dans la pages gsp

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™

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Code completion sur méthode dynamique

™

ž

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Intégration des tests unitaires (jUnit)

™

™

˜

Support débugging (breakpoint, step, watches…)

 

ž

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Support de gestionnaire de sources (CVS, SVN…)

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ž

˜

Visualisation UML des classes

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™

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Clairement, IntelliJ se démarque par la qualité de l'intégration et le support de Grails et Groovy. On devra se pencher sérieusement sur ce produit en considérant le "big picture" car au-delà de la productivité brut, il faut considérer le prix des licences, l'intégration avec les autres outils de l'entreprise et la mobilité des ressources entre les équipes.

 

Pour démontrer le support de Grails/Groovy nous avons utilisé le scénario suivant :

(pour voir le vidéo suivre ce lien http://www.vimeo.com/7045498 )

 

  1. Créer nouveau projet
  2. Run de l'application (dans IntelliJ il faut configurer un environnement avant, la première fois).
  3. Créer un objet de domaine      "Blog"
  4. Ajouter un                               String titre
  5. Modifier le test unitaire
    1. Ajouter                       mockDomain(Blog) dans         Setup()
    2. Modif                          testSomething() pour                testBlogValide()
  6. Écrire le code du test
    1. def  b =  new Blog()    notez que NetBeans n'offre pas de code completion
    2. b.validate()
    3. assertFalse "Le blog devrait être valide", b.hasErrors()
  7. Exécuter les tests         NB : grails test-app

a.       IJ : ctrl shit F10           grails test

b.      IJ : ctrl shit F10           junit

  1. Ajouter un test pour     contenu
  2. Rouler le test : Red
  3. Corriger Blog en ajoutant         String contenu
  4. Rouler le test : Green
  5. Créer controller                       blog                 def scaffold = true
    1. Montrer que IJ groupe les classes par famille
  6. Rouler l'application
  7. Ajouter            def listxml = {} dans le controller
    1. Render Blog.list() as XML      montrer le code completion dans les 2                                     NB  class et méthode statique
    2. Montrer le import problem
  8. Rouler l'application
  9. Modifier pour render Blog.findAllByTitreLike dans IJ            
    1. Pour méthode dynamique
  10. Revenir à         render Blog.list() as XML
  11. Code completion dans les vues (gsp)
    1. Modifier index.gsp                  ${Blog.count()}
  12. Debugging
  13. Modifier          listxml
    1. Render Blog.get(params.id) as XML
  14. Insérer un breakpoint et un watch sur params
  15. Générer le diagramme UML du blog

 

Pour plus d'information sur les IDE Grails, consultez aussi : http://grails.org/IDE+Integration .

 

Dean Del Ponte a un excellent article sur les IDE (http://www.grailsblog.com/archive/show?id=10 ), cependant la version testée d'IntelliJ (8.1) est moins performante que celle que nous avons utilisée (8.1.3) et qui présente des améliorations importantes pour Grails 1.1.

 



[i]  Guillaume Laforge le 11 décembre 2008 suite à l'acquisition de G2One par SpringSource  :  "First of all, SpringSource's Eclipse team will join forces with our own Eclipse team to shift gears in the development of the Groovy/Grails Eclipse plugin. The lack of state of the art Groovy support in Eclipse can still be a limiting factor to adoption in the wild. However improved the plugin has gotten over the past year, lots of work is still needed to bring it on-par with expectations people have when working with their usual Java IDEs. So hopefully, in the coming months, you should see improved support of both Groovy and Grails in Eclipse."

07 mai 2009

Forum des architectes - MicroSoft 4 mai 2009

Cette année encore j'ai été invité au forum des architectes de la région de Montréal organisé par MicroSoft, en particulier par Joël Quimper et son équipe. On se souviendra que lors du dernier forum j'avais présenté notre expérience de développement agile et de l'utilisation de WPF. Pour cette itération j'y étais comme simple participant.

La première conférence traitait de l'efficacité énergétique et était présentée par Hydro-Québec. À part un survol des initiatives d'HQ dans le domaine, il n'y avait pas grand-chose de neuf ou de spécifique aux architectes. On a probablement eu droit à une présentation générique. Compte tenu de l'importance du sujet du "green IT", c'est dommage que l'on n’ait pas eu quelque chose de spécifique à notre industrie.

La seconde présentation, par Alexis Gouslisty, était pour ma part la meilleure de la journée. Elle traitait de l'architecture d'entreprise et de la déconnexion entre les besoins d'affaires et la gouvernance des TI. Il est clair qu'il y a une place pour une gouvernance qui vise à contrôler les coûts et optimiser le portefeuille, tout en gérant la complexité. L'idée proposée par Alexis est de considérer aussi les besoins du client en terme d'avantage compétitif et de valeur d'affaires. Parfois, ces besoins vont à l'encontre de la logique de gouvernance. Une façon de le voir est de considérer que les TI optimisent pour le budget et la réduction de la complexité alors que la business optimise pour la rapidité d'exécution et la valeur. Coté TI on pense à "standardisation, à valorisation des actifs (style SAP) alors que coté "business" on veut une solution minimale qui permet de résoudre un nouveau problème rapidement (on pense access, excel, sharePoint et bientôt le cloud computing). Le développement du "end-user computing" montre bien comment les TI ne sont pas toujours alignées sur la business.

Pour les conférences suivantes, il y avait deux pistes :  développement et infra. J'ai participé à la piste développement.

On a eu droit à une présentation de Adam Gallant, que j'ai rencontré au forum national de 2008 à Vancouver. Adam nous a présenté la nouvelle cuvée de VisualStudio 2010 du point de vue d'un architecte. La trop courte partie qui a présenté les nouvelles fonctionnalités de modélisation UML dans la version 2010, nous a permis de voir des nouveautés intéressantes entre autres au niveau de la rétro-ingénierie de projets existants, en particulier pour les équipes de maintenance. L'exemple était cependant trop simple et le temps accordé trop court. C'est donc un dossier à suivre.

Après le dîner qui nous a donné une belle période d'échange, j'ai assisté à la présentation intitulée "Adressing system connectivity with the MicroSoft platform". ce fut une présentation intéressante de par le fait que l'on a survolé les différentes façons de faire de pur WCF à "Dublin" et "Azure" (cloud computing) en passant par le "Microsoft service engine - MSE" de CodePlex et l'incontournable BizTalk. Le MSE semble très intéressant pour la gestion du cycle de vie d'un service. Jim Bowye a cependant passer trop de temps sur MSE et BizTalk au détriment de Dublin et Azure.

Finalement, on a eu une excellente présentation de SilverLight pour les applications de ligne d'affaires. Comme ma présentation de novembre portait essentiellement sur le même sujet (WPF au lieu de Silverlight) je n'ai pas appris grand-chose, mais ce ne semblait pas être le cas de la majorité des gens dans la salle. Ces technologies sont donc encore peu répandues.

Donc un bon forum qui nous aura permis de prendre du recul et de regarder en avant.